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 Création d'un élevage canin professionnel ou /et d'un centre d'éducation canine professionnel.Approche juridique et fiscale.

 

 Ce document est destiné à vous apporter les connaissances suffisantes en matière juridique, fiscale et comptable pour pouvoir aborder d’une part les différents organismes dont vous dépendrez et défendre vos droits , mais également donner à votre entreprise une gestion saine.

Nous resterons toujours dans l'hypothèse que votre activité professionnelle consiste à un travail de dressage canin ou et d'élevage ou tout au moins qu’elle représente le pourcentage le plus important de votre chiffre d’affaires.

Notre objectif est de vous apporter sans ambiguïté les éléments vous permettant de cibler la nature juridique et fiscale de votre activité au regard de l’administration et vous permettre donc d’aborder ces administrations en toute connaissance des lois régissant les professions de l’élevage et du dressage canin.

Le rôle de cette documentation est de cadrer l’activité DRESSAGE ou / et ELEVAGE CANIN dans son contexte fiscal, juridique et comptable au mieux de vos intérêts ,notre rôle n’étant pas de vous donner une formation complète dans tous ces domaines mais de vous amener directement au sujet qui nous intéresse et aux options légales qui sont offertes aux exploitants agricoles en matière d'impôts et taxes.

 Nature de l'activité

 Formalités administratives

 TVA

 Taxe professionnelle

 Impots sur le revenu

 Régimes d'imposition

 Amortissements

 Obligations comptables

 Frais de carburant

 Etablissement du bilan

 Mutualité sociale Agricole

 Abréviations utilisées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NATURE DE L’ACTIVITE DE DRESSAGE CANIN et de L'ELEVAGE CANIN.

 

Est considéré comme travaux à façons portant sur des produits d’origine agricole non transformés ou assimilés à de telles opérations et par conséquent le chien qui est un produit de l’élevage :

* Le Dressage des animaux.

*L’élevage du chien avec vente des produits nés sur l’élevage est considéré comme une activité agricole.

D’autres parts , l’article 1144 du code rural précise que d’une manière générale,les exploitations d’élevage,de dressage et d'entraînement relèvent de la Mutualité Sociale Agricole à laquelle il y aura lieu de s’affilier à la caisse départementale du lieu de l’exploitation.

L’élevage seul confère à celui qui l’exerce la qualité d’exploitant agricole.(Arrêt de principe du Conseil d'état du 6 Février 197O).

 

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FORMALITES ADMINISTRATIVES.

Les formalités administratives consistent lors du début de la production,à une déclaration d’existence,et lors de la cessation d’activité à une déclaration de cesser.

Cette déclaration s’effectue sur un imprimé de modèle unique (n° 35OO Bis ) par tous les exploitants agricoles imposables obligatoirement à la TVA ou qui désirent y être imposés.

Une seule déclaration doit être effectuée.

Lieu de dépôt de la déclaration.

Cette déclaration doit être déposée au service des impôts dont relève le lieu d’exploitation ou s’il existe plusieurs lieux de production,au service des impôts de l’exploitation principale,c’est à dire celle ou est assurée la Direction commune et ou est centralisée la comptabilité de l’entreprise.

C’est le service des impots,pour l’instant,qui joue le rôle de Centre de formalités des entreprises.

l’imprimé n°35OO doit être déposé dans le délai d’un mois à compter du début de l’activité en ce qui concerne les nouveaux exploitants.

De même ,l’exploitant agricole qui cesse son activité doit en faire la déclaration ,dans les 3O jours auprès du service des impôts.

 

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TAXES DEPENDANT DU CENTRE DES IMPOTS.

TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE D’APRES LE REGIME SIMPLI FIE AGRICOLE.

Tous les exploitants agricoles sont susceptibles d’être concernés par la TVA.

L’imposition à la TVA permet la récupération des montants des taxes supportées sur les achats neccessaires à l’exploitation.

TAUX DE LA TVA AGRICOLE.

Les taux applicables sont ceux du régime de droit commun.

Les deux taux légaux principaux sont:

Le taux Normal à 19,6 %

Le taux réduit de 5,5 %

Quand l’exploitant réalise des opérations à des taux différents ,il doit ventiler les recettes imposables par catégories d’opérations et par taux d’imposition.

Bénéficient du taux réduit de 5,5 %,les produits d’origine agricole.

relèvent notamment du taux réduit et sont considérés comme des travaux à façon:

Les opérations de monte et saillies.

Le dressage d’animaux.

la vente de chiens issus de son élevage.

Pour que la taxe les ayant grevés puisse donner lieu à déduction ,les biens et les services acquis par les redevables doivent être neccessaires à l’exploitation.(CGI Annexe II art 23O-1)

 

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TAXE PROFESSIONNELLE.

 

Les exploitants agricoles sont exonérés de la taxe professionnelle.

En principe,la taxe professionnelle est dû chaque année par les personnes physiques ou morales exerçant une activité professionnelle non salariée.(CGI art 1447 et 1448)

EXONERATIONS:

Les personnes physiques ou morales qui exercent une activité agricole au sens de l’article 63 du CGI (n°513 S) .

Il nous semble sans intérêt d’épiloguer sur le sujet à partir de l’instant ou l’activité professionnelle exercée entre dans ce cadre.

 

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 IMPOTS SUR LE REVENU.

Les bénéfices agricoles entrent dans la composition du revenu imposable.

DETERMINATION DE LA COMPOSITION DU REVENU.

Le revenu global d’un contribuable peut comprendre des revenus relevant de tout ou partie des différentes catégories énumérées par le CGI :

Bénéfices agricoles.

Bénéfices industriels et commerciaux.

Bénéfices non commerciaux.

Rémunérations de certains dirigeants de sociétés.

Traitements,salaires,pensions et rentes viagères.

Revenus de capitaux mobiliers.

Revenus fonciers.

Plus values.

Notre objectif est de nous arrêter aux domaines qui nous interressent.Nous vous conseillons toutefois,de vous renseigner sur l’ensemble des revenus imposables.

Dans un couple,lorsque l’un des époux exerce une activité agricole,la déclaration commune N°2O42 doit être etablie,conformément à la règle générale d’imposition par foyer,reprenant tous les revenus imposable du foyer quelque soit leur nature.Mais le titulaire des revenus agricoles doit souscrire la déclaration des bénéfices professionnelles à savoir suivant les régimes d’imposition obligatoires ou optées que nous étudierons plus loin:

Régime du Forfait : Déclaration N° 2342.

Régime Transitoire: Déclaration N° 2136.

Régime Réel Normal : Déclaration N° 2143.

Régime réel simplifié: Déclaration N° 2139..

Il est à noter que si l’exploitant a son domicile fiscal hors de France ,il n’est pas imposable en France pour le bénéfice de ses exploitations.

A contrario,l’exploitant qui a son domicile fiscal en France,il est imposables même s’il s’agit d’exploitations situées hors de France.

Les profits retirés par les éleveurs d’animaux de toutes espèces doivent être considérés comme des bénéfices agricoles. (éleveurs de chiens).

Les exploitants agricoles soumis au régime transitoire ou à un régime réel d’imposition peuvent sous certaines conditions rattacher à leurs bénéfices agricoles des recettes provenant d’activités commerciales ou non commerciales.(CGI Art 75)

Ces recettes accessoires qui devraient relever normalement des catégories auxquelles elles se rapportent peuvent être incluses dans les revenus agricoles.

NOTION DE L’ACCESSOIRE:

Pour que les recettes non agricoles soient considérées comme accessoire à l’activité agricole il faut que :

Le chiffre d’affaire tiré de ou des activités annexes ne dépassent pas le seuil des 3O % du chiffre d’affaires de l’activité agricole ni 2OOOOO FRS.

 

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 Les régimes d’imposition.

Il existe quatre modes de fixation du bénéfice agricole imposable:

a) Le Régime du forfait.

b) Le Régime transitoire.

c) Le Régime simplifié.

d) Le Régime réel.

L’assujettissement à l’un ou l’autre de ces régimes est selon le cas obligatoire ou résultant d’une option de l’exploitant.

a )Le Régime du Forfait.

Il s’applique de plein droit aux exploitants dont la moyenne des recettes ,TVA comprise, mesurée sur deux années consécutives ne dépassent pas 5OOOOO FRS.

OPTIONS POSSIBLES A LA DEMANDE DE L’EXPLOITANT:

Régime transitoire(si exploitant individuel),simplifié,ou réel.

Le régime du forfait ,en matière de bénéfice agricole est souvent désigné sous le nom de forfait collectif.

Cette dénomination s’explique par le fait que les bénéfices agricoles forfaitaires sont déterminés d'après un barème moyen par catégorie d’exploitation.

en ce qui concerne les élevages de chiens:

Seuls sont taxés les élevages comportant au moins trois reproductrices.Au delà de ce seuil,la taxation s’effectue des la première lice. (Rep.de Froment. AN 16 Septembre 1996 p 493O.)

Les produits des élevages spécialisés font généralement l’objet d’une tarification spéciale,le plus souvent par tête d’animal.

En matière de Forfait collectif agricole,les bases d’imposition sont fixés par la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires soit en cas d’appel ou de défaut de décision par la commission centrale des impôts directs.

Les bénéfices forfaitaires définitivement arrétés sont publiés au journal officiel.

Le bénéfice agricole forfaitaire est un bénéfice net moyen qui est censé tenir compte de tous les profits et charges de l’exploitation.Le contribuable ne peut donc pas retrancher de son bénéfice forfaitaire tout ou partie des frais ou pertes qu’il réalise au sein de son exploitation.

De plus les revenus accessoires sont imposables dans une autre catégorie de revenus.

DECLARATIONS DES EXPLOITANTS AGRICOLES AU FORFAIT:

Les exploitants sont tenus à la déclaration spéciale N° 2342 souscrite sur des imprimés fournis par le centre des impôts.

Cette déclaration comprend les renseignements à caractère général relatif à l’exploitant et à la consistance de l’exploitation et d’autres parts des informations neccessaires au calcul des bénéfices forfaitaires afférents à certaines productions spécialisées.

La déclaration des exploitations forfaitaires doit être souscrite avant le 1 er Avril de chaque Année.

La déclaration d’ensemble N° 2O42 doit être adressés par les exploitants agricoles relevant du régime du forfait au service des impôts de leur résidence.

b) Le Régime Transitoire

Il s’applique uniquement sur demande expresse du contribuable dont la moyenne des recettes,TVA comprise, mesurée sur deux années consécutives, est comprise entre 5OOOOO frs et 75OOOO frs.

Le Régime transitoire est applicable pour une durée de 5 années sauf dépassement de la barre des 75OOOO FRS.

Le bénéfice est déterminé selon les principes applicables aux entreprises industrielles et commerciales.

Mais il n’est tenu compte ni des créances,ni des dettes,ni des stocks.Les exploitants relevant de ce régime ont en outre des obligations comptables et déclaratives très réduites.

Les obligations sont limitées à la tenue et à la présentation aux agents de l’administration des documents suivants (CGI ann.III Art 38 sexdecies RD):

* UN LIVRE JOURNAL enregistrant au jour le jour les recettes,les dépenses,et les autres mouvements de trésorerie.

L’administration admet que le même document soit utilisé pour la détermination des bénéfices et la liquidation de la TVA.

*FACTURES ET AUTRES PIECES JUSTIFICATIVES concernant les recettes et dépenses.

*UN REGISTRE DES IMMOBILISATIONS.

Outre la déclaration d’ensemble des revenus,une déclaration spéciale modèle 2136 fournie par l’administration doit être souscrite avant le 1 er Avril de l'année suivante.

 

 

c) Le Régime Réel

Il s’applique de plein droit aux exploitants dont la moyenne des recettes,TVA comprise, mesurée sur deux années consécutives dépasse 1 8OOOOO FRS.

Il s’applique sur option aux exploitant relevant normalement du Forfait ou du régime simplifié.

STOCKS.

Il est à noter entre autre ,que dans le régime simplifié,les animaux sont des éléments du stock.

les stocks comprennent en outre:

* les matières premières et consommables à savoir les produits et matières acquis par l’exploitant à l’usage de l’exploitation.(Aliments des animaux,produits vétérinaires,carburants,lubrifiants etc...)

* les fournitures et produits d’entretien.

* les marchandises achetées à l'extérieur et destinées à être revendues en l’état dans la mesure ou les profits revêtent un caractère agricole.(recettes accessoires.voir ce paragraphe)

CHARGES.

Les charges déductibles pour la détermination du bénéfice imposable sont:

*les achats de matières et marchandises.

*les frais généraux.(dépenses désignées par le CGI Art 39.1.1)

*les amortissements.

les provisions.

DEDUCTION DES FRAIS GENERAUX.

Pour pouvoir être admis en déduction des bénéfices imposables il faut que ces frais:

1. se rattache à la gestion propre de l’exploitation ou être exposes dans l'intérêt de celle ci.

2. se traduise par une diminution de l’actif net de l'exploitation.

3. corresponde à une charge effective et être appuyés des justificatifs afferants.

Tous les salaires versés sont déductibles.Il en est de même en principe des charges sociales liées aux rémunérations du personnel.

IMPOTS DEDUCTIBLES ET NON DEDUCTIBLES.

1 . NON DEDUCTIBLES:

*L'impôt sur le revenu

*La contribution sociale généralisée.

*La contribution au remboursement de la dette sociale.

2. DEDUCTIBLES.

*La taxe professionnelle (pour les assujettis) et les taxes accessoires.

*La taxe foncière et taxes afferantes aux immeubles figurant à l’actif de l’entreprise.

*La cotisation participative des employeurs au financement de la formation professionnelle continue.

*les taxes sur le chiffre d’affaires.

Les loyers des immeubles affectés à l’exploitation sont déductibles,ainsi que les dépenses d’entretien et de réparation de ces mêmes bâtiments.

Dans certains cas,la maison d’habitation de l’exploitant peut faire partie de l’actif.

Dans le cas ou la maison d’habitation ne figure pas à l’actif mais sert de siège social à l’exploitation,l’exploitant peut déduire au prorata de la surface affectée au siège les dépenses y afferant.

FRAIS GENERAUX DIVERS DEDUCTIBLES:

*frais de transports et de déplacements

*frais de bureau,téléphone,voyage,.

*frais de publicité

*cotisations versées aux groupements professionnels.

*les primes d’assurances.

* les loyers.

*l les dons et subventions.

 

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 AMORTISSEMENTS.

Il s’agit de la constation comptable de la dépréciation définitive que subissent de nombreux éléments de l’actif de l’exploitation.

Les amortissements doivent être pratiquées sur des éléments de l’actif de l’exploitation et être soumis à dépréciation.

Exemples; constructions, materiels et outillage etc...

Les taux d’amortissement varient environ entre 1 et 2O % suivant le matériel concerné,ce qui implique des amortissement sur plusieurs annuités.

Il existe toutefois des amortissements exceptionnels qui permettent aux exploitants agricoles un amortissement massif l'année ou ils sont effectués.

Nous citerons ci dessous quelques exemples nous intéressant:

1. Achat de Logiciels. (CGI Art 236,II)

2. Protection de l’environnement (équipement des installations de production agricole). (CGI Art 39)

3. Materiels destinés à lutter contre le bruit.( CGI Art 39 QUINQUIES DA)

 

EXPLOITATION NOUVELLES.

Sous réserves des possibilités d’options qui leur sont offertes,et de certains cas ou le Régime réel est obligatoire,le régime du Forfait est applicable l'année de la création et l'année suivante.

 

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 OBLIGATIONS DES EXPLOITANTS.

Les agriculteurs au réel ont les obligations suivantes :

* TENIR UNE COMPTABILITE

* SOUSCRIRE UNE DECLARATION SPECIALE

Les exploitants sont obligés de tenir ,de conserver et de présenter aux à l’administration les documents comptables et pièces annexes pouvant justifier l’exactitude des déclarations.

Ces documents comprennent (CGI ANN III Art 38 sexdecies P.1)

1. Un livre Journal enregistrant au jour le jour le détail des opérations effectuées par l’exploitant.

2. Un livre d’inventaire sur lequel figurent les bilans et comptes de pertes et profits.

3.Les factures et autres pièces justificatives relatives aux recettes,dépenses et stocks.

Les documents comptables doivent être tenus au jour le jour sans blanc ni altération.Le livre journal a des pages numérotées.Il n’est pas neccessaire que celui soit paraphé par le maire ou le juge d’instance.

Les documents comptables et autres pièces doivent être concernes pendant 6 ans(CGI ann III Art 38 sexdecies P,III)

La déclaration annuelle sur l’imprimé spéciale N° 2143 N ainsi que les documents qui les accompagnent doivent être souscrits avant le 1 er Mars.

d) Le Régime simplifiée

Nous nous arrêterons plus longuement sur cette option qui nous semble la plus intéressante concernant notre ou nos activités.

Nous vous conseillons toutefois de demander à votre comptable conseil en la matière et en particulier au vu de votre budget prévisionnel et de la nature de votre ou vos activités.(creation,prolongement d’une activité déjà existante,activites accessoires etc ...)

Il s’applique de plein droit aux exploitants dont la moyenne des recettes ,TVA comprise, mesurée sur deux années consécutives est comprise entre 75OOOO FRS et 1 8OOOOO FRS.

Il s’applique sur option aux exploitants relevant normalement du régime du Forfait.

Dans le régime du réel simplifié,le bénéfice imposable est déterminé suivant des réglés très voisines de celles qui s’appliquent aux entreprises industrielles et commerciales.Il s’agit d’un bénéfice net ,egal à la différence entre les produits bruts de l’exploitation et les charges supportées par elle.Comme son nom l’indique,il s’agit d’un bénéfice réel.

Les exploitants agricoles sont tenus à des obligations comptables et déclaratives proches de celles des commerçants ou industriels.

La durée des exercices est fixée à douze mois.(CGI Art 73.1)

De manière generale,nous nous rapprochons dans le cadre de ce régime du régime réel.

Il est à noter:

FRAIS DE CARBURANT.

Les frais relatifs aux carburants consommés lors des déplacements professionnels de l’exploitant, peuvent être enregistrés forfaitairement d'après un barème qui est publié chaque annee.( CGI Art 74 issu de L’art 3O-II de la loi N) 96.1182 du 3O décembre 1996).

Selon les informations que nous possédons, l’administration considère que le dispositif de forfaitisation vise essentiellement les véhicules à usage mixte(professionnel et personnel)

OBLIGATIONS DES EXPLOITANTS.

Ils doivent tenir une comptabilité et faire une déclaration spéciale.

DOCUMENTS COMPTABLES OBLIGATOIRES.

Un livre Journal enregistrant journellement les recettes et dépenses.

Les créances et les dettes sont constatées à la fin de l’exercice.

Le Bilan fourni à l’administration est un bilan simplifié.

Les opérations ne sont comptabilisées que lorsqu’elle se matérialisent par un mouvement de trésorerie.

Tous les documents justificatifs (factures,notes)doivent être classées annotés de la nature,de la date et du montant des reglements.(clients,fournisseurs)

les recettes et les dépenses doivent être enregistrées au jour le jour en indiquant le mode de paiement(especes,cheques).

ETABLISSEMENT DU BILAN.

Les exploitant agricole soumis à ce regime,doivent produire à l’administration fiscale un bilan simplifié,c’est à dire un document ou les soldes d’actif et de passif sont présentés de manière abrégée.

DECLARATIONS A SOUSCRIRE.

Outre la déclaration d’ensemble des revenus,les exploitants agricole doivent souscrire une déclaration annuelle spéciale sur des imprimés spéciaux modèle 2139 N.

Les imprimés,adaptés au plan comptable comportent :

La déclaration à proprement dit.

Un bilan simplifié 2139 AN

Un compte simplifié de résultat fiscal donnant le détail du calcul du bénéfice d’exploitation N° 2139 BN

DROITS D’OPTIONS DE L’EXPLOITANT AGRICOLE.

Les contribuables normalement soumis à un régime d’imposition ont la possibilité d’opter pour un régime comportant des obligations plus étendues.(CGI Art 69 II et III .)

par exemple,les exploitant relevant de plein droit du Forfait peuvent opter pour le régime réel simplifié ou normal.

INTERET DE L’OPTION.

Devant les possibilités de choix qui leur sont offertes,les exploitants doivent apprécier s’ils ont intérêt ou non à exercer une option.

La question se pose tout particulièrement aux exploitants dont les recettes n'excèdent pas 75OOOO FRS du fait de la possibilité de ces contribuables d’opter pour un régime réel.

La comparaison entre le régime du forfait et un régime réel ,si l’on s’en tient uniquement à la charge fiscale devrait tourner à l’avantage du Forfait.Toutefois ,il peut en être différemment si l’exploitant a des recettes faibles et des charges elevées,ce qui peut être le cas au démarrage d’une activite.(frais financiers)

L'exploitant doit tenir compte dans son choix de l’option:

* des obligations comptables et déclaratives.

* des avantages fiscaux.

Les avantages fiscaux,accordés par le législateur encouragent les exploitants assujettis de plein droit au forfait à opter pour le régime simplifiée.

Exemples:

* Abattement sur le bénéfice imposable accordés aux exploitants adhérent à un centre de gestion agréé.

à condition de satisfaire aux trois conditions suivantes: CGI ART 158 , 4 bis

être assujettis à l'impôt sur le revenu.

être places de plein droit ou sur option sous le régime transitoire ou sur un régime réel.

avoir appartenu à un centre durant tout e l'année ou la période d’imposition concernée,ou dans les trois mois de l’ouverture de l’exercice comptable.

*Déduction pour investissement.

* Abattement de 5O % sur le bénéfice des jeunes agriculteurs,sous certaines conditions

* Etc ...

LES EXPLOITANTS QUI RELEVENT NORMALEMENT DU REGIME DU FORFAIT PEUVENT OPTER SOIT POUR LE REGIME SIMPLIFIE SOIT POUR LE REEL. (CGI ann.III art 38 sexdecies.JE)

OPTIONS: Délais et Forme.

L’option pour un régime réel (simplifié ou normal) doit être formulée avant le 1 er Mai de la première année à laquelle elle s’applique.(CGI art 69 IV ).

Les exploitations nouvelles disposent d’un délai de 4 mois à compter du début de l’activité pour opter.

L’option doit être expresse.Aucune forme particulière n’est éxigée.Une Déclaration faite oralement à l’inspecteur concernée vaut option expresse.(CE 3 juin 1992 n) 71O45 :RJF 7/92 n) 1O19.)

Si elle est faite par ecrit,l’option doit fait l’objet d’une déclaration signée du contribuable indiquant expressément le régime opté.

La première option est valable pour l'année au titre de laquelle elle est effectuée et les quatre années suivantes. L’option est irrévocable pendant cette periode.Elle se reconduit ensuite tacitement sans déclaration spéciale par période de 5 ans irrévocable durant chaque période.

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 COTISATIONS DEPENDANT DE LA MUTUALITE SOCIALE AGRICOLE.

L’exploitant agricole se doit d'être affilier à la Caisse de Mutualité Sociale Agricole du département du lieu d’exploitation.L’exploitant pourra ainsi bénéficier du régime de protection sociale des non salariés de l’agriculture et devra verser les cotisations sociales obligatoires au régime agricole.( allocations familiales,assurance maladie,assurance vieillesse.)

La législation sociale consiste en un ensemble de dispositions permettant la protection des exploitants eux même et le leur personnel.

La Protection Sociale Agricole au sens de l’art L 111-1 du Code de Sécurité Sociale fait partie de la Sécurité Sociale.

La protection sociale agricole s’exer dans la cadre des régimes suivants:

*assurances sociales des salariés.

*assurances maladie des non salariés.

*assurances vieillesse des non salariés.

*assurances veuvage.

*accidents du travail et des maladies professionnelles.

*Prestations familiales.

Nous n’aborderons que le sujet relatif aux cotisations sociales des NON - SALARIES AGRICOLES.

La loi n° 90-85 du 23 Janvier 1990(JO 25) prévoit d’aligner le mode de calcul des cotisations,sur celui des autres regimes de protection sociale à savoir la prise en compte des revenus professionnels pour la détermination de l’assiette des cotisations sociales.

ASSIETTE.

NOTION DE REVENUS PROFESSIONNELS.

il s’agit :

des revenus soumis à l’impot sur le revenu dans la catégorie des bénéfices agricoles et accéssoires.(revenus provenant d’une activité non salarié agricole entrainant l’affiliation au régime MSA et soumis à l’impot sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux.

LA PRISE EN COMPTE DES REVENUS PROFESSIONNELS POUR LA DETERMINATION DE L’ASSIETTE DE COTISATION ENTRAINE L’OBLIGATION DE DECLARATION DES REVENUS AUX CAISSES DE MSA.

ANNEE DE REFERENCE.

Depuis 1994 , l’assiette des cotisations ,qui peut etre triennale ou annuelle differe selon le regime d’imposition des interresses.(Lois N° 94 - 114 du 10 Fevrier 1994 : JO 11 (C.rur art 1003 - 12 - II al 1)

modalites d’applications decret N° 94.690 Du 9 aout 1994 (JO 12)

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ABREVIATIONS UTILISEES.

AMEXA: Assurance maladie maternité des exploitants agricoles.

AN: Assemblée Nationale

BA: bénéfice agricole

BIC:Bénéfice industriels et commerciaux

BNC: bénéfice non commerciaux

C.RUR: code rural

CE: Arrêt du conseil d'état.

CSG: contribution sociale généralisée.

CGI : code générale des impôts

JO: Journal officiel

MSA: Mutualité sociale agricole

REP: Réponse ministérielle.

RSA:Régime d’imposition simplifiée à la TVA agricole.

TVA: Taxe sur la valeur ajoutée.

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